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Lieder(vor)abend avec Sara Mingardo

vendredi 30 mai 2008 par Richard Letawe
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Sara Mingardo
DR

A part la musique de chambre (qui mériterait bien à elle seule un festival), tous les aspects de la musique de Brahms sont représentés durant le festival liégeois, même si parfois de manière très parcellaire. Ainsi lieder et pièces pour piano seul, sont au programme de cette avant soirée, où la chanteuse Sara Mingardo et le pianiste Jeremy Menuhin se produisent en toute simplicité.

S’il est un compositeur qui peut légitimement figurer dans un festival Brahms, c’est bien Schumann, dont l’influence fut si importante, tant humainement que musicalement, malgré la brièveté des relations entre les deux compositeurs. C’est donc lui qui occupe la première partie de ce concert, avec le magnifique cycle du Frauenliebe und –leben. Sara Mingardo a une voix comme il y en a peu, vraie contralto, dont les graves puissants et veloutés, très naturels, touchent la corde sensible de l’auditeur par leur simple émission. Son approche du cycle schumannien est vivante et théâtrale, séduit par sa sincérité et par la qualité de la prononciation allemande, très onctueuse, mais l’interprétation est légèrement trop extériorisée, et, reposant beaucoup sur la simple séduction sonore est malgré sa beauté, un peu monotone.

Sara Mingardo va plus loin dans Brahms que dans Schumann : elle y est plus concentrée, et son expression atteint un dépouillement tout à fait prenant. La voix semble encore plus belle, l’émission plus facile et plus naturelle, avec un aigu splendide, et un grave somptueux. Chaque lied est merveilleusement traduit par la chanteuse : Ständchen frais et spontané [1], Von Ewiger Liebe où la voix se fait orgue, Die mainacht, pudique et mystérieux ; et en fin de compte, ce récital à l’émotion diffuse s’avère trop court. Il est complété par deux intermezzi pour piano, les Opus 118/1 et 118/6. Placés entre les lieder, comme des intermèdes, ils ne sont guère mis en valeur. On aurait volontiers entendu le cycle complet, qui n’est pas démesurément long, ce qui aurait permis au pianiste, un peu cabotin, d’installer une véritable atmosphère.

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- Liège
- Salle Philharmonique
- 24 mai 2008
- Robert Schumann, (1810-1856), Frauenliebe und –leben Op.42 ; Johannes Brahms (1833-1896), Wie Melodien zieht es mir Op.105/1, Immer leiser wird mein Schlummer Op.105/2, Nicht mehr zu dir zu gehen Op.32/2, Ständchen Op.106/1, Von ewiger Liebe Op.43/1, Von walbekräntzer Op.57/1, Die Mainacht Op.43/2, Intermezzi pour piano Op.118/1 et 118/6
- Sara Mingardo, contralto
- Jeremy Menuhin, piano

[1un lied qu’elle déclare adorer, et reprendra en bis






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