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Les Huguenots triomphants

samedi 25 juin 2011 par Pierre Philippe
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© Clärchen und Matthias Baus

Archétype du Grand Opéra français, les Huguenots sont toujours restés de manière épisodique à l’affiche avec des productions qui sont devenues pour certaines légendaires comme celle dirigée par Gianandrea Gavazzeni à La Scala en 1962 (en italien) ou celles qui ont précédé l’enregistrement en studio de la version dirigée par Richard Bonynge en 1969. Monter un tel spectacle est toujours une gageure du point de vue du chant, mais aussi pour la mise en scène. En effet, il faut savoir faire grand sans tomber dans la lourdeur, que ce soit vocalement ou scéniquement. Marc Minkowski et Olivier Py relèvent avec brio le défit dans ces représentations données à Bruxelles !

Alors qu’au XIXème siècle, les Huguenots rivalisaient en popularité avec le Faust de Gounod, ils ont peu à peu quitté les scènes pour être remplacés par des oeuvres plus à la mode à l’apparition de Verdi et Wagner. Auréolé d’une mauvaise réputation, le Grand Opéra a fini par faire figure de vieux parent dont on a honte et qu’on ne sort que rarement.

Avec quatre opéras principalement (Robert le Diable en 1831, Les Huguenots en 1836, Le Prophète en 1849 et L’Africaine en 1865), Meyerbeer s’est imposé comme un des maîtres d’un genre qui influencera ensuite les plus grands dont justement Wagner ou Verdi ! Lors de la création triomphale des Huguenots, les parisiens pouvaient admirer sur la scène les plus grandes voix de l’époque : Julie Dorus-Gras célèbre pour ses pyrotechnies, Marie Cornélie Falcon pour sa voix très dramatique et son implication scénique (on donnera d’ailleurs son nom à une catégorie de voix typique de l’époque et du genre), Adolphe Nourrit qui excellait dans les rôles de ténor rossinien ou encore Nicolas-Prosper Levasseur lui aussi fortement associé aux partitions de Rossini et dont la voix possédait une exceptionnelle beauté et noblesse. Les rôles ayant été sculptés suivant les possibilités de ces grands chanteurs, les reprendre peut être écrasant. De même pour la mise en scène… La direction de l’Opéra préférait mettre énormément d’argent dans la scénographie. Ainsi, si jamais la musique ne plaisait pas, le public venait tout de même admirer la débauche de moyens scéniques.

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© Clärchen und Matthias Baus

A tout seigneur tout honneur, commençons cette recension par le chef d’orchestre. La direction de Marc Minkowski est tout fait adaptée à la partition. N’essayant jamais de trop faire de bruit comme l’œuvre pourrait s’y prêter, insufflant toujours une pulsation, une tension ou un côté dansant à sa battue, il ne tombe dans aucun piège et magnifie certains passages recueillis par une belle lenteur. Tout au long de la soirée, il va animer les près de quatre heures de musique, s’appuyant sur un très bon orchestre de la Monnaie vif, clair et flexible. A noter les magnifiques solos de viole d’amour, de clarinette basse ou de trompette qui accompagnent certains airs. A l’identique de l’orchestre, le chœur est très bon même si sa diction n’est pas parfaite.

Une autre grande satisfaction apportée par le travail de Minkowski est l’état de la partition. Se basant sur une nouvelle édition critique en préparation (chez Ricordi), il nous permet de découvrir des pages totalement inédites, le tout en ne coupant que très peu dans ce qui est habituellement joué. Au final, on gagne de magnifiques passages et en terme purement quantitatif, la partition est plus complète que jamais. Une vraie découverte donc ! Pour couronner ces deux points forts, il faut signaler que la distribution rassemblée lors de cette soirée est magnifique, avec des qualités rares, une très bonne diction en général et un ensemble parfait. A noter que les échos de l’autre distribution sont tout aussi positifs (le chef explique dans le programme que son but était de faire entendre différentes optiques pour un même rôle).

Côté mise en scène, on reconnaît immédiatement la double patte d’Olivier Py et de son décorateur Pierre-André Weitz qui est parfaitement adaptée au Grand Opéra, demandant une mise en scène somptueuse et une machinerie impressionnante selon la tradition de l’Opéra de Paris à l’époque. On se trouve face aux grandes façades d’une ville d’inspiration renaissance dans un métal brossé couleur bronze. Les effets de lumière sont bien sûr magnifiques, mais en plus de cela l’esthétique qui s’en dégage à quelque chose d’à la fois historique et fantomatique. Ces façades, au moyen d’une machinerie parfaitement en place, vont se déplacer, se déplier, créer des escaliers,… construisant ainsi un cadre pour chaque tableau et offrant des atmosphères différentes et parfaitement en accord avec les descriptions du livret. Ainsi, le premier acte montre une sorte de cour intérieure agrémentée de gradins où se déroule la fête débridée des jeunes catholiques, les façades permettant une spécialisation des chanteurs avec Marcel tel un prédateur qui surveille son maître avant d’entrer dans la fête pour y jeter son défi. Les nobles sont représentés (sauf Nevers) comme de joyeux fêtards qui passent totalement outre les règles que leur impose leur religion, bravant les interdits. Le deuxième acte est beaucoup plus sensuel et calme. Dès l’ouverture, cette immense lune qui domine la blanche et élancée silhouette de la Marguerite impressionne. Petit à petit la scène se meuble d’un pont évoquant Chenonceau et d’une pièce d’eau où vont se passer la baignade des dames ainsi que la rencontre de Raoul avec la Reine. Pour la scène du serment en revanche, on quitte cette beauté calme pour l’atmosphère plus stricte d’une grande salle vide. La grande place du troisième acte se trouve être une rue en escalier, permettant une belle mise en espace des chanteurs et des chœurs. Là encore, les façades sur les côtés permettent de bien positionner les chanteurs comme Valentine surveillant son père. Le quatrième acte devient plus sobre, les façades restant muettes, la scène évoluant entre une petite salle jusqu’au grand vide final où la toile en fond ressemble à l’abime où vont se jeter les deux jeunes amoureux que sont Raoul et Valentine. Pour le cinquième acte, on retrouve un grand dépouillement pour la scène de l’Hôtel de Nesle qui semble déjà avoir subi les attaques catholiques. La scène de l’église et la scène finale sont fondues dans un tableau très fort où les Huguenots se trouvent écrasés par les catholiques situés au dessus d’eux.

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© Clärchen und Matthias Baus

Les costumes présentent un savant mélange entre tenues historiques et vêtements contemporains. Ainsi les Catholiques et les Huguenots ont plusieurs types d’habits. Les premiers sont en costumes trois pièces en début de premier acte, avec un plastron doré et ensuite une fraise, et finissent en imperméables (où l’écharpe blanche au bras fait référence aux déportations lors de la deuxième guerre mondiale, les huguenots étant alors habillés comme les futurs prisonniers qu’on peut voir sur des photographies de l’époque). Les Huguenots quant à eux peuvent avoir le costume des bourgeois du XIXème siècle, le plastron noir ou encore des tenues des années quarante pour le final. Placés entre ces deux camps, les personnages historiques sont vêtus de costumes d’époque. La Reine Marguerite par exemple est habillée d’une robe blanche à son apparition, mais revêt la robe d’apparat pour le serment. On la retrouvera ensuite dans une grande robe blanche du début du vingtième peu avant le massacre.

Un autre aspect important de cette mise en scène est l’intervention des figurants, qui jouent un rôle fort, appuyant le sens des mots ou éclairant certaines situations. Ainsi, l’évêque qui intervient plusieurs fois montre à quel point il est une marionnette entre les mains des nobles catholiques et de la régente. Le bourreau en armure dorée est une présence elle aussi importante, d’un effet visuel saisissant. Mais le figurant central est la Régente Catherine de Médicis. Elle se trouve témoin mais aussi actrice du drame, jouant au début de son autorité pour faciliter la paix lors du mariage puis assistant tranquillement en mangeant aux préparatifs du massacre, donnant par sa présence son assentiment. On retrouve ici les deux facettes du personnage : celle répandue au XIXème siècle où Catherine était réputée être à l’origine du massacre et celle maintenant défendue par les historiens montrant qu’elle a tenté au contraire de calmer les esprits. Elle réussit d’ailleurs par célébrer son mariage entre les deux confessions en unissant sur scène Marguerite à Henri IV au lieu de Valentine et Raoul en fin de deuxième acte. Le fait de faire intervenir la Régente est une grande idée de mise en scène bien sûr, mais aussi un clin d’œil à l’histoire de l’œuvre puisqu’à l’origine, c’est elle qui devait agir comme le fait Marguerite. Mais suite à l’intervention de la censure, le personnage se trouva remplacé par la Reine de Navarre, personnage considéré comme moins important dans l’histoire de France.

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© Clärchen und Matthias Baus

Après ces descriptions du travail des deux instigateurs du projet, venons-en aux chanteurs dans leur aspect lyrique bien sûr, mais aussi scénique puisqu’ils semblent pour la majorité faire corps avec la vision du metteur en scène. La direction d’acteur est en effet très travaillée, mais aussi très fluide et naturelle. Tous les petits rôles d’abord sont très bien tenus et très impliqués dans leur incarnation scénique. Les nobles par exemple font une grande démonstration lors du premier acte, chacun étant différent dans ses réactions à l’égard de Raoul et dans leur conception de la fête !

Les deux barytons et nobles catholiques sont interprétés par Jean-François Lapointe et Philippe Roussillon. Ils partagent tous les deux une diction exemplaire et un fort impact vocal et scénique. Le Nevers de Lapointe est doté d’un timbre assez clair, faisant penser à ses grands aïeux barytons français tels que Blanc ou Massard : la noblesse est chez lui innée et sa droiture ne fait aucun doute. Tout à tour quelque peu hautain, joueur, amoureux ou sombre, il compose un personnage complexe et sympathique au milieu de ses coreligionnaires catholiques. Son beau-père, le Comte de Saint-Bris est campé par Philippe Rouillon, un habitué de ces rôles autoritaires. Moins subtil que Nevers, plus violent et retors, il propose avec une autorité intacte un comte glaçant dans ses sous-entendus et impressionnant par le volume de la voix et le timbre toujours aussi beau. Il tient dans sa main de fer les catholiques et est le bras armé de la Régente lors du massacre.

Au milieu de ces personnages torturés ou violents, le rayon de soleil doit venir du frais et jeune Urbain. Rôle traditionnel du travesti de l’époque dans l’opéra français (mais étrangement rare chez Meyerbeer), il possède dans la version ici proposée deux airs qui donnent une bouffée d’air frais dans l’atmosphère un peu lourde qui pèse dès le début sur l’œuvre malgré les réjouissances. Quand en plus le personnage est aussi réussi qu’ici, on est sous le charme. Scéniquement, Olivier Py en fait un petit groom de la fin du XIXème siècle, et ce costume convient parfaitement à la très jeune Yulia Lezhneva. De petite taille, avec un visage jeune et frais, pleine de joie de vivre et d’énergie, elle se trouve parfaite pour jouer ce jeune garçon. Et en plus de cette adéquation scénique remarquable, on trouve une voix parfaite. Récemment découverte et soutenue par Marc Minkowski, la jeune mezzo de vingt-et-un ans possède le charme d’une voix fraîche, légère et capable des plus impressionnantes acrobaties vocales. Ce chérubin est vraiment ici campé de façon admirable. Que de talents vocaux et dramatiques pour la première apparition sur scène de la jeune femme !

A l’opposé ce cette fraîcheur se trouve le Marcel sombre et sec proposé par Jérôme Varnier. Le premier acte le trouve quelque peu mal à l’aise vocalement, manquant d’impact pour vraiment jeter un défi à la face des nobles catholiques. Scéniquement en revanche, on a déjà cette figure d’oiseau de proie qui peut s’adoucir à l’évocation de Raoul ou de sa religion. Le timbre se libère vraiment dans le troisième acte pour offrir une très belle prestation, digne, noble et nuancée. Le timbre sombre mais non pas gras donne à ce Marcel un impact prophétique tout autant que paternel qui montre les deux facettes de l’homme, le tout du grave fort sollicité jusqu’à un aigu percutant à partir du troisième acte. Habillé d’un grand manteau recouvrant un plastron noir, la silhouette droite et rassurante peut rapidement se transformer en combattant fanatique pour sa foi. La lumière qui émane de lui dans le dernier acte est particulièrement touchante et émouvante. Ainsi, le personnage navigue naturellement et sans rupture entre paternalisme, extase religieuse, fanatisme et violence.

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© Clärchen und Matthias Baus

Marguerite a une évolution plus régulière tout au long de l’œuvre. Paraissant comme totalement libérée et sensuelle dans le deuxième acte, elle va petit à petit acquérir de la noblesse. Ainsi, son apparition au troisième acte la montre beaucoup plus reine et noble, alors que sa participation muette au cinquième la montre ensanglantée et terrorisée, portant sur elle le sang de ceux qu’elle n’a pu sauver. Marlis Petersen est vocalement saisissante de par l’aisance avec laquelle elle se tire des embuches écrites dans la partition et par la prise de risque lors des reprises. Le timbre est clair, assez léger tout en ayant assez de rayonnement pour pouvoir s’imposer d’autorité au troisième acte. Et si la chanteuse est superbe, l’actrice l’est tout autant. Sa composition d’une jeune femme joueuse, libre et joyeuse est particulièrement juste et en accord avec ce qu’on peut entendre. On comprend parfaitement le trouble qui envahit Raoul lors de cette rencontre... difficile de lui résister ! L’ariette « Ah ! Si j’étais coquette » par exemple tombe sous le sens étant donné la manière entreprenante dont Raoul la suit sur scène : nul exercice de style, mais juste une exultation joyeuse. Là encore une prestation magistrale ! On a rarement entendu dans ce rôle un tel mélange de beauté vocale et d’intégration du rôle, alliant un bagage technique impressionnant à un charisme certain.

L’autre femme de l’histoire est bien moins exubérante que notre jeune reine, et serait même plutôt d’un caractère renfermé. Celle qui dans la petite histoire déclenche les évènements de la grande est le personnage le plus tragique de l’œuvre, qui se sacrifie par amour et par devoir. Les rôles créés par Cornélie Falcon sont particulièrement exigeants vocalement et dramatiquement. Ils demandent en effet une étendue vocale rare et un engagement de tous les instants. Mireille Delunsch est habituée à relever des défis, à faire peur aux amateurs par ses prises de rôles, et Valentine n’était pas le moins risqué. Le pari est finalement relevé avec brio. On connaît sa capacité à s’immerger dans un rôle, à en révéler les recoins cachés. Ici sa Valentine est pudique dans le premier temps puis se dévoile au fur et à mesure du quatrième acte, montrant un caractère noble et fier qui va lui dicter ses choix et sa mort. Le parallèle entre elle et son époux Nevers est à noter tant les personnages ont une évolution similaire, devenant finalement traîtres à leur camps en voyant les atrocités commises. Vocalement, elle assume crânement la partition, avec des aigus puissants et sûrs alors que les graves sont certes un peu légers, mais tout de même sonores. Cela donne donc une Valentine fascinante avec ses doutes, ses passions et son fier caractère.

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© Clärchen und Matthias Baus

Vient enfin Raoul, qu’Eric Cutler avait déjà chanté dans une version scénique à Madrid. Il semble avoir grandement travaillé son rôle depuis car nous trouvons ici un ténor très à l’aise dans la tessiture (mis à part un ou deux aigus forte qu’il négocie avec prudence). Le timbre est beau, rond et assez léger, mené avec une belle technique tant des vocalises que du chant mixte. Nullement fatigué à l’issue de la soirée, il ne va pourtant pas à l’économie au fil du marathon que constitue sa partie. La voix n’est pas faite à l’origine pour les démonstrations de vaillance, mais il arrive tout de même à gérer admirablement les passages les plus tendus. Seule la scène de l’Hôtel de Nesle le trouve quelque peu en retrait sur la fin, qui demande un métal qu’il ne possède pas. C’est par contre celui qui est le moins à l’aise scéniquement. S’il joue parfaitement le jeune homme quelques peu empoté des premiers actes, on ne trouve pas le meneur d’hommes, celui qui sacrifie son amour à sa foi. Rien d’indigne, mais face aux tempéraments scéniques de ses collègues, il reste un léger cran en dessous. Malgré ces petites réserves scéniques, il faut tout de même saluer une prestation de très haute tenue et un engagement réel pour ce rôle ô combien difficile. Un grand Raoul qui devrait se bonifier au fur et à mesure de ses interprétations du rôle.

C’est donc un spectacle magistral qu’on peut voir à La Monnaie. Réunissant un grand metteur en scène, un chef particulièrement à son affaire, une partition travaillée et de grande qualité, et enfin une distribution de très haute volée, on comprend l’enthousiasme qui a salué la création parisienne de l’œuvre. Saluons la prise de risque du Théâtre de la Monnaie, mais aussi de l’équipe de chanteurs qui réunissait des prises de rôle pour tous, exception faite d’Eric Cutler et Philippe Rouillon. Une soirée mémorable qui n’a aucunement à rougir devant les enregistrements existants d’autres productions... et qui se placera peut-être dans quelques années comme une référence.

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- Bruxelles
- Théâtre de La Monnaie
- 19 juin 2011
- Giacomo Meyerbeer (1791-1864), Les Huguenots, Opéra en cinq actes
- Mise en scène, Olivier Py ; décors et costumes, Pierre-André Weitz ; lumières, Bertrand Killy
- Marguerite de Valois, Marlis Petersen ; Valentine, Mireille Delunsch ; Urbain, Yulia Lezhneva ; Raoul de Nangis, Eric Cutler ; Comte de Saint-Bris, Philippe Rouillon ; Comte de Nevers, Jean-François Lapointe ; De Retz, Arnaud Rouillon ; Marcel, Jérôme Varnier ; Cossé, Xavier Rouillon ; Tavannes, Avi Klemberg ; Thoré, Marc Labonnette ; Méru, Frédéric Caton ; Une dame d’honneur, Camille Merckx ; Une coryphée, Tineke Van Ingelgem ; Deux bohémiennes, Camille Merckx, Tineke Van Ingelgem ; Maurevert, Ronan Collett ; Bois-Rosé, Olivier Dumait ; Un valet, Marc Coulon ; Deux jeunes filles catholiques, Marta Beretta, Françoise Renson ; Un archer du guet, Jacques Does ; Un étudiant catholique, Alain-Pierre Wingelinckx ; Trois moines, Olivier Dumait, Ronan Collett, Charles Dekeyser ; Trois coryphées, Bernard Giovani, Alain-Pierre Wingelinckx, Pascal Macou
- Chœurs de la Monnaie
- Orchestre Symphonique de la Monnaie
- Marc Minkowski, direction






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