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L’Orchestre national de Russie en visite à Lyon

vendredi 26 novembre 2010 par Patrick Manage
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Mikhaïl Pletnev
© RNO

Dans le cadre du festival « Sibérie Inconnue » fêtant l’année France-Russie à Lyon, l’Auditorium accueillait l’Orchestre National de Russie, dirigé par son fondateur, Mikhail Pletnev. Programme attirant : Glazounov, dont le Concerto pour violon a acquis une certaine popularité, mais dont le reste de l’œuvre est très peu joué dans les salles françaises, et Rachmaninov avec la fameuse Rhapsodie sur un thème de Paganini.

Après l’ouverture du Moyen-Age, une dizaine de minutes durant lesquelles tous les pupitres de l’orchestre ont l’occasion de s’ébrouer, on rentre dans le vif du sujet avec la Rhapsodie de Rachmaninov. Alors que l’on reproche parfois à Nikolaï Luganski un jeu un peu froid et sec malgré toute la maîtrise technique dont il fait preuve, ce n’est absolument pas le cas ce soir dans Rachmaninov. L’œuvre est très virtuose, et des plus difficiles, mais le soliste, à la musicalité parfaite, opère à merveille, tout semble facile, au point de ne même plus se rendre compte de la virtuosité nécessaire dans cette œuvre. L’orchestre rend une puissance décoiffante, autant par le grain des cordes que par la masse des cuivres, ou la finesse de la petite harmonie. On peut cependant lui reprocher pas mal de fautes d’attaques, un jeu manquant de verticalité dans la Rhapsodie, ce qui n’est plus le cas dans la Symphonie n°6 de Glazounov, à laquelle l’orchestre apporte plus de soin, tant au niveau de la pâte sonore que de la continuité des phrasés et de la vision d’ensemble.

A la baguette, Mikhail Pletnev maîtrise absolument tous les recoins de son orchestre. N’importe quel geste trouve du répondant chez les musiciens, ce qui lui permet de ne pas brasser dans le vide. La direction est visuellement très agréable, sans mouvement de superflu. Avec un ancrage au sol qui donne une belle assise à l’ensemble de l’orchestre, Pletnev obtient le son qu’il souhaite, du plus léger au plus dense, avec une simplicité déconcertante. Un chef efficace, qui donne de la cohésion à l’orchestre et maîtrise sa densité sonore, un orchestre singulièrement puissant, des cordes russes au grain si particulier, plein et dense, c’est ce qu’on retiendra pour ce très beau passage de Mikhaïl Pletnev et son Orchestre National de Russie à Lyon.

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- Lyon
- Auditorium
- 16 novembre 2010
- Alexander Glazounov (1865-1936), Suite d’orchestre n°1 « Du Moyen-Age » Op.79, extrait ; Symphonie n°6 en ut mineur Op.58
- Serge Rachmaninov (1873-1943), Rhapsodie sur un thème de Paganini, pour piano et orchestre Op.43
- Nikolaï Luganski, piano
- Orchestre National de Russie
- Mikhaïl Pletnev, direction






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