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L’Orchestre Royal de Chambre de Wallonie à Lyon

lundi 10 mai 2010 par Patrick Manage
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Adrian Prabava
DR

L’Orchestre Royal de Chambre de Wallonie et le Chœur de Chambre de Namur étaient en visite en cette fin de mois d’avril à Lyon pour un concert au programme varié, dont le morceau de choix était constitué par le Requiem de Fauré.

La Sinfonietta de Roussel ouvre très bien le concert. Dans une forme classique de symphonie miniature en trois mouvements, Roussel exprime à la fois tout son lyrisme et toute son énergie rythmique. L’interprétation de l’orchestre est tout à fait fidèle à la partition, et l’exécution est propre et soignée. Le concert enchaîne avec deux très belles romances pour violon, orchestrées pour ensemble à cordes par David Walter, de Beethoven et Dvořák. D’une durée chacune d’une dizaine de minutes, comme la Sinfonietta, elles permettent au violoniste Augustin Dumay de nous montrer tout son talent et surtout sa musicalité. Tout est très bien maîtrisé ici aussi ; communication très efficace entre chef et soliste, avec un orchestre très attentif au duo menant la danse. Suit une excellente version de Tzigane de Ravel. La fameuse cadence y est menée de maîtresse manière, avec toute la virtuosité, la démonstration et la fierté que suggère la partition.

En seconde partie, le Requiem de Fauré donc, dans la version originale pour petit orchestre [1] : effectif réduit aux altos et violoncelles, un violon solo pour le Sanctus, cors, timbales, harpe et orgue. La sonorité est ainsi beaucoup plus intime et introvertie, ce que l’orchestre arrive parfaitement à rendre. Le chœur, constitué de 25 chanteurs, est d’un haut niveau ; on peut déplorer parfois le manque de soin dans la précision de la prononciation, notamment les consonnes en fin de phrase. Cela vient-il du chef ou des choristes ? Les jeunes solistes, quant à eux, sont également d’un haut niveau, et nous font apprécier toutes leurs qualités dans les quelques passages qu’ils ont à mener. Enfin, le chef Adrian Prabava, se montre très efficace face à un orchestre très réactif. La gestuelle est claire et précise, et l’effet est tout à fait appréciable !

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- Lyon
- Auditorium
- 27 avril 2010
- Albert Roussel (1869-1937), Sinfonietta Op.52
- Ludwig van Beethoven (1770-1827), Romance pour violon et orchestre n°2 en Fa majeur Op.50 (orch. David Walter)
- Anton Dvořák (1841-1904), Romance pour violon et piano Op.11 (orch. David Walter)
- Maurice Ravel (1875-1937), Tzigane
- Gabriel Fauré (1845-1924), Requiem
- Helen Kearns, soprano
- Sébastien Parotte, baryton
- Augustin Dumay, violon
- Chœur de Chambre de Namur
- Orchestre Royal de Chambre de Wallonie
- Adrian Prabava, direction

[1] mais avec un baryton, alors que la première version de Fauré ne prévoyait qu’un soprano











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