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Festival international de Colmar 2009 : Concert de clôture

jeudi 13 août 2009 par Anne-Sophie Lang
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Denis Matsuev
DR

Pour le concert de clôture du 21e Festival international de Colmar, c’est une mini-apothéose que nous a proposé son directeur artistique Vladimir Spivakov. Non pas que le programme fut d’une implacable exubérance, certes, mais on ne pourra nier que dans la thématique de l’hommage à Sviatoslav Richter, l’épilogue en deux concertos pour piano puisés dans le foisonnant vivier du répertoire russe aura été tout a fait dans le propos. Et pour parfaire le tableau, point de fracas n’aura été nécessaire, la tranquille virtuosité du remarqué Denis Matsuev faisant en tout point l’affaire.

Celui qu’on avait déjà pu apprécier dans un des quelques concerts de musique de chambre de la quinzaine a été mis à l’honneur une nouvelle fois, avec en toile de fond un Orchestre National Philharmonique de Russie fidèle à lui-même, voire peut-être un cran meilleur qu’à l’accoutumée, ce qui n’est pas pour nous déplaire.

C’est avec le concerto pour piano n°3 de Prokofiev que débute cet ultime rendez-vous. Matsuev est tout bonnement impeccable, tant dans son art de manier la délicatesse que dans la passion qu’il sait donner à son jeu. Généreux dans ses intentions, sa virtuosité n’est jamais mise à l’épreuve, y compris dans un troisième mouvement fougueux et enlevé. L’orchestre ne demeure pas en reste, et on remarque particulièrement un pupitre de vents sonore, non sans raffinement. Les violons bénéficient de l’engagement du konzertmeister qui est dans un excellent soir. Seules les basses semblent un peu trop discrètes par rapport à une partition qui exige souvent une assise volontaire.

On ne tarira point d’éloges pour ce qui est du deuxième concerto de la soirée (le troisième de Rachmaninov), qui à l’instar du précédent est admirablement servi par notre infatigable pianiste. Matsuev se montre à nouveau véloce, intrinsèquement investi par cette musique, et propose des moments délectables, telle la cadence de l’Allegro non tanto. L’instrument sonne avec une rare fluidité et ne connait pas de répit sous les mains expertes de notre soliste, qui à tout moment fait preuve d’une justesse de ton et d’interprétation certaine.
Etait-ce là une belle manière de rendre hommage à Richter ? Possiblement. Etait-ce, et notamment grâce au génie de Matsuev, un concert digne de ponctuer avec brio une édition consacrée à l’instrument roi ? Incontestablement.

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- Colmar
- Eglise Saint-Matthieu
- 14 juillet 2009
- Sergueï Prokofiev (1891 – 1953), Concerto pour piano et orchestre n°3 en Ut majeur opus 26
- Sergueï Rachmaninov (1873 – 1943), Concerto pour piano et orchestre n°3 en ré mineur opus 30
- Denis Matsuev, piano
- Orchestre National de Russie
- Vladimir Spivakov, direction






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