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Festival Musique et nature 2009 : Grandes sonates romantiques par Dmitri Makhtin et Boris Berezovsky

dimanche 6 septembre 2009 par Fernand Bretton

Que des artistes du niveau de Dmitri Makhtin et Boris Berezovsky mettent à leur programme les sonates pour violon et piano de Mendelssohn, entre autre, la n°3 et dernière composée en 1838, en fa majeur (comme la première écrite à l’âge de 11ans !) est un indice de plus que ces œuvres ne sont pas négligeables et ne sont nullement de la musique médiocre ! Elles ont en effet eu longtemps cette réputation, et actuellement encore, on ne les voit pas très souvent au programme de concerts ou d’enregistrements, contrairement à bon nombre des œuvres de Mendelssohn.

Mais le compositeur lui-même n’a-t-il pas contribué lui-même à cet ostracisme ? En effet dans une lettre du 1er janvier 1839 où il énumère de nouvelles compositions, il ajoute : « Je ne tiens pas compte d’une mauvaise sonate pour piano et violon et de divers lieder, avec ou sans paroles. » C’est de cette sonate en fa majeur qu’il s’agit, en trois mouvements (allegro vivace, adagio, allegro), sonate qui ne sera pas éditée avant 1953, par Yehudi Menuhin. Mais ce n’est pas l’unique exemple d’une composition plus ou moins reniée par son auteur, et acclamée par les auditeurs et la postérité ! Et ce n’est pas le duo Makhtin Berezovsky qui en amoindrit la beauté, avec toute la fougue maîtrisée dont ils ont fait preuve dans les allegros servant d’écrin à l’adagio, dont les interprètes ont exprimé tout le lyrisme chantant.

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Dmitri Makhtin et Boris Berezovsky
DR

La première sonate de Schumann met en valeur l’accord parfait des deux musiciens qui atteignent un équilibre idéal entre le violon et le piano. La fluidité de leur jeu traduit au mieux la limpidité de cette musique réceptrice des confidences du compositeur. Pour terminer, la Sonate pour violon et piano n°7 de Beethoven, que le programme désigne par erreur semble-t-il comme « Sonate Eroïca ». Nos deux musiciens russes n’ont pas besoin de forcer leur tempérament pour rendre toute la force et « l’héroïsme » qu’exprime Beethoven dans cette musique, sans oublier tout le lyrisme dont-ils sont capables dans l’adagio cantabile.

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- Robert Schumann (1810-1856), Sonate pour violon et piano en la mineur n° 1 Op.105
- Ludwig van Beethoven (1770-1827), Sonate pour violon et piano n°7 en ut mineur Op.30 n°2
- Dmitri Makhtin, violon
- Boris Berezowski, piano






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