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Festival Berlioz 2009 : Nuit d’orage à la Côte Saint-André

mercredi 9 septembre 2009 par Cyril Brun
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Daniel Kawka
© Christian Ganet

Sous les halles, les Solistes de l’Ensemble à Vent de l’Isère ont donné cet après midi un agréable concert de chambre. Formation originale composée de professionnels, de grands élèves et de bons amateurs, cet ensemble de la région témoigne de l’esprit très convivial et familial du Festival Berlioz qui n’en reste pas aux grandes formations, mais n’hésite pas à donner la parole aux « gens du pays ». Autour de la Sérénade pour vents en ré mineur de Dvorak et de quelques extraits de la Gran Partita de Mozart, l’ensemble dirigé par Éric Villevière a su charmer le public par une réelle qualité de jeu et d’ensemble, même s’il manquait toutefois une ligne d’interprétation claire et continue.

Nous pourrions dire que les solistes de l’après-midi ont quelque peu sauvé cette journée du festival. De fait la pluie qui n’a pas cessé de toute la soirée a nettement gâché la prestation du soir. Tambourinant sur la structure ajoutée du château, la pluie rendit inaudibles les nombreux passages doux et piano, tandis que le tonnerre s’invitait souvent dans la partition, sans tenir compte de la mesure ou des tempi. Perturbés par une fuite d’eau qui doucha une partie des cordes, l’orchestre eut beaucoup de mal à se concentrer et c’est une véritable prouesse d’avoir malgré tout tenu la scène. Prouesse des musiciens qui ont eu bien du mal à trouver leur cohésion au milieu des « perturbations ». Prouesse des chœurs dont le travail d’unité fut néanmoins remarquable et prouesse du chef qui contre vents et marées tenta de tenir la barque, de maintenir l’attention et la cohésion du navire. Dans de telles conditions il serait difficile de donner un avis juste sur ce concert. Les nombreuses remarques qui pourraient être faites, relèvent en effet toutes de la dispersion. Manque d’unité et d’ensemble, perte de la construction logique du discours musical du fait de la supériorité sonore pluviale. Il faudrait mieux connaître cet orchestre pour savoir ce qui relève de lui-même ou des perturbations météorologiques, réellement inconfortables. Il ressort toutefois une interprétation assez classique de ce Roméo et Juliette de Berlioz, une certaine tenue musicale et une logique à l’intérieur de ce choix d’interprétation. Avancer d’autres remarques sur cette soirée serait courir le risque de manquer de justice, tant il était visible que musiciens, choristes et solistes se sont donné beaucoup de mal, avec beaucoup de sérieux pour, contre pluie et tonnerre, arriver vaillamment au bout de la partition.

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- La Côte Saint-André
- Château Louis XI
- 25 août 2009.
- Hector Berlioz (1803-1069), Roméo et Juliette, symphonie dramatique, op. 17
- Isabelle Cals, mezzo
- Fabrice Dalis, ténor
- Vincent Le Texier, baryton-basse
- Chœur Britten avec la participation du chœur ImagÔ, de l’Ensemble vocal de Bourgogne, du Cantel de Lyon, des chœurs de Vienne, de Meli-Meylan et de A16. Nicole Corti, chef de chœur
- Orchestre Sinfonica Nazionale della RAI
- Daniel Kwaka, direction.











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