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Festival Berlioz 2009 : Éric-Ferrand N’Kaoua, le piano fantastique

jeudi 24 septembre 2009 par Cyril Brun
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Éric-Ferrand N’Kaoua
DR

Pour cet ultime concert chambriste de sa saison 2009, le Festival Berlioz a frappé fort, très fort même. Ce serait un mauvais jeu de mot de journaliste de dire que ce fut un fantastique piano ou un piano fantastique. Et pourtant que dire du souffle extraordinaire qu’insuffla Éric-Ferrand N’Kaoua, à cette transcription que Liszt fit de la Symphonie Fantastique ?

Il est déjà extraordinairement physique pour un orchestre entier de porter d’un bout à l’autre les cinq parties de cette œuvre colossale, mais la porter seul de ses dix doigts avec autant d’énergie, de dextérité et d’à propos est, effectivement fantastique, comme le résultat. On aurait pu du reste en rester là, le public étant déjà magnifiquement comblé et le musicien fortement sollicité physiquement. Un petit bis léger aurait pu éventuellement conclure cette matinée. De fait, il y eut le petit bis, mais qui, après près d’une heure de Symphonie fantastique, fit suite à une seconde partie non moins haletante, avec deux légendes de Liszt et une transcription par celui-ci de l’Ouverture de Tannhäuser. Un programme tonique, puissant, requérant un sens aigu des nuances et des subtilités de style car, quoique certains en pensent, la puissance de Berlioz n’est pas celle de Wagner. Éric-Ferrand N’Kaoua eut tout le talent nécessaire, pour non seulement admirablement bien jouer, mais aussi pour savamment interpréter. Inutile d’entrer dans le détail des œuvres. Tout fut parfait à tel point que saisi dès les premières mesures, happé comme dans un rêve, nous nous sommes retrouvé naturellement et sans heurt de l’autre côté de l’œuvre. Enivré d’opium avec le jeune artiste fantastique, bercé avec les oiseaux des paroles de saint François d’Assise ou marchant sur les eaux avec saint François de Paule, le public vécut tour à tour les émotions des uns et les élans mystiques des autres. Une ultime matinée, souffle coupé, haletante au rythme du pianiste, véritable invitation pour l’année prochaine.

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- Penol
- Eglise
- 30 août 2009
- Hector Berlioz (1803-1869), Symphonie Fantastique, transcription F. Liszt
- Franz Liszt (1811-1886), Deux légendes (Saint François d’Assise prêchant aux oiseaux ; Saint François de Paule marchant sur les flots).
- Richard Wagner (1813-1883), Ouverture de Tannhäuser, transcription F. Liszt.
- Éric-Ferrand N’Kaoua, piano.






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