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Felicity Lott en récital à Clermont

vendredi 10 octobre 2008 par Benoît Donnet
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Felicity Lott
DR

La soprano Felicity Lott présentait ce soir à Clermont-Ferrand un récital au programme contrasté, entre l’émotion du romantisme allemand et l’humour tendre de trois compositeurs français : Offenbach, Hahn et Messager. Une belle réussite, teintée de joie et de facétie.

Felicity Lott ne possède pas le timbre le plus inoubliable de toutes les chanteuses actuelles ; par ailleurs, sa voix n’a qu’une puissance limitée et son vibrato apparaît moins maîtrisé et convaincant qu’il y a vingt ans. Mais malgré ces limites, elle se révèle une interprète attachante, au talent réel et à la sincérité humble et souriante. A son aise dans Schumann, elle se montre plus convaincante dans les lieder de Richard Strauss, où le mélange d’humour, d’émotion et de trouble qui caractérise cette musique est bien rendu par un sens de la diction remarquable et un engagement digne d’éloges, qui compense en tous cas un organe à la puissance restreinte. Le pianiste Maciej Pikulski, excellent de bout en bout, a été un accompagnateur probe, discret, et tout à fait efficace, qui sait doser son instrument, en rendre toutes les nuances et user de la pédale avec modération.

Mais c’est bien la deuxième partie du concert qui a été la plus mémorable, avec une interprétation vive et extrêmement détendue des mélodies d’Offenbach, de Hahn et de Messager – pièces musicalement moins profondes que les lieder de Richard Strauss, mais où une interprétation engagée et amusante compense le manque d’originalité et de variété des compositions. Cela a bien été le cas aujourd’hui, et l’on peut louer Felicity Lott pour son français impeccable, ses sourires, sa gestuelle expressive mais point trop, son engagement et sa compréhension indéniable de l’esprit de ces mélodies.

Visiblement très en forme, et peu pressée de partir, la soprano nous a gratifiés de quatre nouvelles mélodies en bis, dont une lecture lyrique et émouvante des « Chemins d’Amour » de Francis Poulenc.

Un concert réjouissant, détendu, où Felicity Lott, soutenue par un remarquable pianiste, a pu faire preuve de l’humour et d’un plaisir de chanter dont on la soupçonnait déjà.

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- Clermont-Ferrand
- Maison de la Culture, Salle Jean-Cocteau
- 08 octobre 2008
- Robert Schumann (1810-1846), Widmung ; Aus den östlichen Rösen ; Liebeslied ; Meine Rose ; Singer nicht in Trauertönen ; Richard Strauss (1864-1949), Einerlei ; Der Stern ; Schlechtes Wetter ; Wiegenlied ; Ruhe, meine Seele ; Das Rosenband ; Zueignung ; Jacques Offenbach (1819-1880), On me nomme Hélène la Blonde ; Tu n’es pas beau ; Dites-lui ; Ah ! Que j’aime les militaires ; Reynaldo Hahn (1874-1947), Rêverie ; Si mes vers ; Y a des arbres ; Air de la lettre ; C’est très vilain d’être infidèle ; André Messager (1853-1929), J’ai deux amants
- Felicity Lott, soprano
- Maciej Pikulski, piano






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