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Du rififi chez Phi-Phi

mercredi 30 mai 2012 par Nicolas Mesnier-Nature
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© Yves Petit

Dernière de Phi-Phi au théâtre de Besançon ce soir. Mais avec la Compagnie des Brigands, rois du bricolage et du raccommodage scénique, rien n’est comme on l’attend. Musicalement impeccable, vocalement aussi, outre le plaisir de retrouver les airs connus d’un des tubes de l’opérette début de siècle, c’est sur une mise en scène imaginative que l’on s’attardera.

Les personnages sont des marionnettes, blanches et sans attributs vestimentaires, très habilement manipulées, en plusieurs parties amovibles à souhaits et adaptables à chaque situation grâce à l’habileté créatrice de leurs donneurs de vie. Blanches sur fond sombre, tronc, membres et tête s’associent, se dissocient pour incarner parfaitement les voix des chanteurs-acteurs qui se trouvent de part et d’autre de la scène. Si l’action se passe sur un podium traversant tout l’espace derrière lequel se trouvent un fond de décor et les artistes, les chanteurs feront leurs numéros sur le devant, à la lumière des projecteurs, comme une revue traditionnelle.

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© Yves Petit

Beaucoup d’humour donc. Cette musique légère contient de nombreux dialogues -en alexandrins - qui sont réinterprétés et en partie improvisés en fonction de l’actualité du moment. C’est la seule manière de rendre vivant un spectacle qui perdrait sans doute beaucoup à n’être joué et interprété que fidèlement à la partition. Si l’on considère que Phi-Phi et tout le répertoire léger de l’époque est une vitrine de la vie sociale contemporaine du moment, un miroir des travers, un instantané caustique à l’image des parodies musicales d’Offenbach, la réussite tient effectivement dans la transposition sociale et la malléabilité du discours en fonction de.

La Compagnie des Brigands l’a bien compris et a su faire passer le message.

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- Besançon
- Scène nationale
- 24 mai 2012
- Henri Christiné (1867-1941) : Phi-Phi
- Compagnie Les Brigands
- Mise en scène et assistant, Johanny Bert et Thomas Gornet ; Scénographie : Audrey Vuong ; Costumes : Élisabeth de Sauverzac ; Conception des marionnettes : Einat Landais ; Lumières : Fabien Rios ; Chorégraphie : Jean-Marc Hoolbecq
- Phidias dit Phi-Phi, Gilles Bugeaud ; Madame Phidias, Emmanuelle Goizé ; Périclès, Christophe Grapperon ; Ardimédon, Olivier Hernandez ; Aspasie, Lara Neumann ; Le Pirée, Antoine Sastre ; les modèles : Florence Andrieu, Nadine Béchade, Marie Blondel, Alexandra Courquet, Nathalie Davoine, Laetitia Le Mesle, Isabelle Monier-Esquis, Laure Pierredon, Marion Sicre
- Piano et chef de chant : Nicolas Ducloux ; violon : Clara Abou ; violoncelle : Annabelle Brey ; contrebasse : Benjamin Thabuy ; flûte et piccolo : Boris Grelier ; clarinette : Christian Laborie ; saxophone : Emilie Heurtevent ; trompette : Vincent Mitterrand ; trombone : Fabien Cyprien
Christophe Grapperon, direction musicale






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