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Artifact par le Ballet Royal de Flandre

mercredi 21 décembre 2011 par Hermine Ferrand
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© Johan Persson

Le Ballet Royal de Flandre investit le théâtre de Chaillot jusqu’à la fin de l’année pour présenter un double programme consacré à William Forsythe. Première partie en novembre avec la reprise d’une des toutes premières pièces du maître, Artifact (créé en 1984 pour le Ballet de Francfort). Ce ballet de deux heures a inspiré une version plus courte, Artifact suite, plus connue, et portant un impact très différent de l’original qui nous est proposé ici.

Impossible de ne pas comparer cet Artifact de 1984 au digest que le chorégraphe a créé en 2004 pour le Scottish Ballet : Artifact suite. Artifact dure deux heures et se décompose en quatre parties dans une volonté de se rapprocher de la trame d’un grand ballet du répertoire classique. La deuxième partie, sur la Chaconne en ré mineur de Bach (interprétée par Nathan Milstein, auquel la sonorisation ne rend pas vraiment justice), est quasiment reprise telle quelle dans Artifact suite : une danseuse dicte ses mouvements militaires au corps de ballet, pendant que deux couples dansent en solistes. Un rideau de scène facétieux ne cesse d’interrompre la visibilité du spectacle pour le spectateur. Si cet acte est placé sous l’angle de la solennité, ce n’est pas le cas du reste du ballet.

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© Johann Persson

En effet, le ballet dans sa totalité se montre plutôt expérimental et fantaisiste, notamment grâce à la présence de deux acteurs, un homme muni d’un mégaphone et une femme grimée en Pompadour, les deux déclamant des ordres absurdes en anglais. Leur rôle est de mettre une distance entre le spectateur et le ballet ultra-rigoureux qui est représenté. Le Ballet Royal de Flandre, dirigé par Kathryn Bennetts (qui a travaillé avec Forsythe au Ballet de Francfort) est une des rares compagnies à avoir le privilège de danser le répertoire du maître américain. Le corps de ballet dégage une grande puissance, en dépit de l’hétérogénéité des physiques chez les femmes. Les solistes n’apportent pas la même satisfaction en raison d’une tension trop palpable.

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- Paris
- Théâtre National de Chaillot
- 24 novembre 2011
- Artifact
- William Forsythe, chorégraphie et montage sonore
- Eva Crossmann-Hecht, Jean-Sebastien Bach (1685-1750), musique
- Margot Kazimirska, Kate Strong, Nicholas Champion, artistes invités
- Ballet Royal de Flandre











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