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Admirable Requiem de Fauré, par Josep Pons avec l’Orchestre National de Lyon

vendredi 10 février 2012 par Patrick Manage
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Josep Pons
DR

Soirée vocale à l’Auditorium, avec deux œuvres pour orchestre, chœur et soliste(s), le genre de programme qui attire la foule, notamment le Requiem de Fauré – la salle est comble. La soirée fut plutôt réussie, mais non sans inquiétude au cours de la première partie.

En effet, le concert commence avec le Stabat Mater de Poulenc, et si l’orchestre est plutôt en forme ce soir, sous l’excellente impulsion de Josep Pons, nous somme plus partagé à propos du chœur. Les attaques à la justesse un peu approximative se multiplient, tout comme le manque de synchronisation dans la prononciation – sans doute bien difficile pour un chœur si nombreux d’environ quatre-vingt chanteurs ! Il est évident que l’oeuvre de Poulenc est assez délicate à interpréter, avec de nombreux attaques a capella, sur des accords assez complexes… est-ce une excuse ? Du coup, le résultat est finalement assez mitigé pour ce Stabat Mater.

En revanche, le Requiem qui suit est largement plus réussi, notamment pour le chœur, qui ternissait un peu le tableau de la première partie. Il semble mieux préparé, ou peut-être le connaît-il mieux. Peu importe, le résultat est excellent. Durant tout le concert, Josep Pons est à son habitude très efficace, les gestes sont précis, et l’orchestre est très réactif, ce qui est tout à fait appréciable (enfin, on entend l’ONL en grande forme). Notamment sur toutes les nuances que proposent les solistes, le chef et l’orchestre s’adaptent très rapidement. Solistes qui excellent, autant dans Poulenc que dans Fauré en ce qui concerne Patricia Petitbon. Le fameux Pie Jesu est particulièrement remarquable, avec un timbre de voix magique et angélique, qui se rapproche de ce que Fauré avait imaginé, puisqu’il l’avait écrit dans l’idée de faire intervenir une voix d’enfant. La version de 1900, donnée ce soir, est d’ailleurs pour grand orchestre et orgue. Plutôt intéressant, mais on avait aussi apprécié la version pour orchestre réduit d’origine donnée par l’Orchestre de chambre de Wallonie en 2010 (les seules cordes sont les altos divisés, violoncelles, avec un violon solo seulement dans le Sanctus). Cependant, la version de ce soir est largement convaincante.

Au final, la question qu’on se pose est sur le programme : est-il judicieux pour le chœur de donner deux œuvres de cette taille dans un même concert ? On aurait sans doute préféré une première partie orchestrale si elle avait pu avoir un rendu global plus abouti. Néanmoins, la soirée est belle et on en garde un bon souvenir, l’interprétation tout à fait sensible de ce chef d’œuvre qu’est le Requiem de Fauré.

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- Lyon
- Auditorium
- 27 janvier 2012
- Francis Poulenc – Stabat Mater, pour soprano, chœur mixte et orchestre symphonique
- Gabriel Fauré – Requiem op. 48 (version de 1900 pour soprano, baryton, chœur mixte, orchestre symphonique et orgue)
- Patricia Petitbon, soprano
- Matthias Goerne, baryton
- Chœur Orfeón Donostriarra de San Sebastián (José Antonio Sainz Alfaro)
- Orchestre National de Lyon
- Josep Pons, direction






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